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Catégorie : Coup de coeur

Fil des billets

mardi, décembre 1 2009

L'échapée belle

Anna Gavalda - Ed. Le Dilettante

Alors qu’ils se rendent à un mariage familial, trois frères et sœurs décident soudain de partir rejoindre leur dernier frère, Vincent, devenu guide dans un château. Leurs soucis quotidiens mis de côté le temps de ces retrouvailles, cette journée entre Simon, Garance, Lola et Vincent va être la source du jaillissent les inoubliables souvenirs de leur enfance. Comme autrefois, ils partagent lectures, jeux... et redécouvrent à l’âge adulte combien leur fraternité est précieuse ; le souvenir commun la rend pérenne. Dans un récit à la fois drôle et tendre, Anna Gavalda renoue les liens heureux de retrouvailles fraternels. Un moment de joie et de tendresse.
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mardi, novembre 3 2009

Un roman français

Frédéric Beigbeder - Ed. Grasset

Arrêté pour avoir consommé de la drogue sur le capot d’une voiture, Frédéric Beigbeder est menotté, fouillé, mis en garde à vue. Cet homme si libre habituellement se retrouve enfermé dans une cellule, triste, sale et délabrée. Sa liberté perdue raisonne alors en lui peu à peu la souffrance, la solitude, le désespoir. Immergé dans une grande solitude, face à lui même, l’auteur de « 99f » est confronté à ses pensées. Les souvenirs d’enfance qu’il pensait évanouis lui reviennent petit à petit en mémoire, retraçant par bribes sa vie de jeunesse familiale. Frédéric Beigbeder tente de donner un sens à sa vie et prend conscience de ce qu’il est en dénouant le nœud du passé : rivalité fraternelle, éducation bourgeoise, souffrance du divorce de ses parents, ses propres séparations, sa fille. Il renoue avec la prière et retrouve ses racines d’une éducation catholique. Il prend conscience de la valeur de la vie, de sa difficulté et de l’apport que furent pour lui la littérature et la lecture comme une bouée de sauvetage auxquelles il pouvait se raccrocher: comme il le dit très justement : « la littérature se souvient de ce que nous avons oublié : écrire c’est lire en soi » et « je n’ai pas trouvé de meilleure définition de ce qu’apporte la littérature: entendre une voix humaine. Raconter une aventure n’est pas le but, les personnages aident à écouter quelqu’un d’autre, qui est peut être mon frère, mon prochain, mon ami, mon ancêtre, mon double ». Beigbeder livre ici un roman de la prise de conscience de la valeur de la vie et de l’autre.
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mercredi, octobre 28 2009

Le premier Amour

Sandor Marai - Ed. Albin Michel

Lors d'un séjour dans une ville thermal de Hongrie, un professeur de latin, entreprend de rédiger son journal pour combler l'ennui et la solitude, comme il a oublié ses livres. Il se promène, salue poliment les gens, évite les rencontres, toute sa vie est réglée avec droiture et rigueur. La rédaction quotidienne de son journal va raviver petit à petit ses souvenirs : « En réalité, depuis quelques jours, tous se répète autour de moi... C’est un peu comme si, un jour, j’avais découvert quelque chose que j’aurais ensuite oublié pendant vingt-huit ans. » Un jour, un homme en villégiature, comme lui, va percer une faille dans la vie réglée de ce professeur jusqu’à semer le doute en lui. De retour de vacances, il retrouve le cours de sa vie simple, rangée et pourtant, une vérité nouvelle surgit et perturbe tout son être : un amour tardif, fort et terrible. Le premier roman de Marai, superbement écrit à l’égal d’un Zweig, peint la descente d’un homme emprisonné dans ses blessures passées qu’un amour tardif et fort va bouleverser jusqu’à l’âme.
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Le sumo qui ne pouvait pas grossir

Eric-Emmanuel Schmitt - Ed. Albin Michel

Jun, un jeune garçon de quinze ans, est dans la rue. Il vit de la vente de petits objets. Orphelin de père, il a quitté sa mère, malade, le jour de ses sept ans ne se sentant pas suffisamment aimé. Bien qu’analphabète, sa mère lui envoie pourtant des lettres accompagnées de petits objets symboliques: un morceau de laine, une plume... Jusqu’au jour où une invitation à un match de sumo l’incitera à le devenir lui même. Mais il faut grossir et, malgré ses efforts, il n’y parvient pas. Pour quelle raison? C’est ce que lui apprendra le maitre sumo dans la patience et l’amour au cours de son initiation. Un joli conte sur la nécessité d’aller au fond de soi et de renaitre afin de pouvoir trouver son propre chemin. Un conte philosophique qui aide à vivre, dans la lignée d’ « Oscar et la dame en rose ».
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Sur le sable

Michèle Lesbre - Ed. Sabine Wespieser

Après avoir quitté son travail et son ami, la narratrice accompagnée de sa lecture de Modiano, arrive au gré de sa route au bord d’une plage. Sur une dune, non loin de là, se trouve un homme emmitouflé dans une couverture. Il regarde, replié sur lui-même les flammes de l’incendie d’une maison. Simplement, l’homme lui demande de rester près de lui ; elle accepte. En confiance, l’homme parle et ses souvenirs surgissent comme le souffle du vent.
En écoutant les paroles de cet homme jaillir comme une source de délivrance, la narratrice plonge, elle aussi, dans la lumière de son passé. Se réveillent ainsi les souvenirs dont les lectures de Modiano, ces mêmes lectures l’accompagnent sur un nuage de solitude mais de liberté.
Un roman d’une grande sensibilité et délicatesse ou l’auteure de « La petite trotteuse » et « Le canapé rouge » revisite son passé, un passé ponctué merveilleusement de citations de Modiano. Le roman emprunt de compassion, d’écoute de l’autre, de l’inconnu mais surtout de l’amour de l’humain. Un acte simple, beau, éclaire d’une intense lumière les moments d’ombre de la vie tel un rayon lumineux perçant l’ombre de la solitude.
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mercredi, octobre 21 2009

La grand-mère de Jade

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Frédérique Deghelt - Ed. Actes Sud

Jade est journaliste. Consciente de la dureté de la vie, elle vient de quitter son ami et décide de prendre chez elle sa grand-mère, Jeanne, que ses filles souhaitent emmener dans une maison de retraite. Derrière les apparences, Jade découvre alors la vraie personnalité cachée de cette femme passionnée de lecture et des livres. Elle lui confie la relecture du roman qu’elle vient d’écrire. Peu à peu, Jade se dévoilera aux yeux de sa grand-mère. Par la bonté de Jade, Jeanne découvre qu’elle peut encore vivre et décide d’aider sa petite fille à publier son roman. Un joli livre plein de la tendresse qui se tisse entre une grand-mère et sa petite fille.
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mardi, octobre 20 2009

Le violon d’Auschwitz

Maria Angels ANGALADA - Ed Stock

Dans les années 90’, un grand musicien remarque, lors d’un concert, une violoniste. Le violon de Regina émet un son si remarquable qu’il ose l’interroger à son sujet. Regina lui raconte alors l’histoire de ce violon fabriqué par son oncle Daniel Luthier lorsqu’il était interné dans les camps d’Auschwitz. 
Daniel, prisonnier juif dans les camps d’Auschwitz, lutte contre la faim, les brimades, les humiliations. Il doit travailler jusqu’à l’épuisement, comme les autres prisonniers, pour le chef du camp : Sauckel, grand amateur de musique. Lors d’un concert donné pour Sauckel, le musicien Bronislaw fait une fausse note. Daniel ose alors en révéler son métier et assure qu’il s’agit bien d’un défaut du violon. Sauckel lui donne alors la tâche de réparer le violon et de lui fabriquer un violon d’une qualité égale à celle d’un Stradivarius. Comprenant alors qu’il joue le salut de Bronislaw et le sien, Daniel travaille avec minutie et retrouve la joie de son métier.
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L'Annonce

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Marie-Hélène Lafon

Annette, jeune femme de 37 ans, habite dans le nord de la France avec son fils Eric de 11 ans. Elle s'est séparée de son mari, alcoolique, qu’elle a beaucoup aimé. Elle souhaite quitter cette vie faite de « constantes humiliations » par ses métiers de « misère » (usine, ménage) ; changer de vie, voilà son souhait. 
Alors qu’elle attend son fils chez le dentiste au hasard des revues une annonce l’appelle laissant dévoiler le mot « doux », ce mot qui la touche, et le mot « agriculteur » que mentionnait l annonce, Annette appellerai donc. Paul, auteur de cette annonce est agriculteur, vit à dans une ferme entouré de sa sœur Nicole et de ses deux oncles Louis et Pierre 80 et 81 ans. 
Paul ne veut pas vieillir seul, il aimerait une femme à ses côté a pour « vivre et durer ». Ils se rencontrèrent à Nevers, une rencontre entre deux êtres sensibles et fragiles à la fois, enfermés dans la douleur du passé mais qui croient en la lumière de l’autre. Un amour doux nait de cette rencontre. 
Annette décide de venir habiter chez Paul avec son fils et découvre la nouvelle vie qu'elle attendait, la vie de la campagne c'est un apprentissage qui lui permet cet amour doux… « elle apprend la lumière, les prés, les arbres, la route en ruban bleu », la vie. Sa venue change les habitudes de cette vie routinière, mais sa douceur n'en sera que bonne en effet la rencontre d'Annette et Paul sensibles et blessés est une lumière de douceur. 
Marie Hélène Lafon, sous une plume délicate et une grande pudeur met en valeur l'amour de la vie authentique ou chaque chose, chaque geste est beauté. Elle donne un message d'espérance et de lumière à travers cette histoire si simple , mais si vrai qui en fait toute sa beauté.
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mercredi, octobre 7 2009

Coup de cœur

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