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Nous avons lu et aimé

Nous avons lu et aimé

Nos impressions à partager avec vous, chers(ères) lecteur(trices).


FRANCOIS, ROMAN

TAILLANDIER FRANCOIS

STOCK
19,00 €

     Peut-on retrouver l’enfant que nous étions 60 ans auparavant ? Savoir avec vérité qui il était ?
     C’est ce voyage vers la terre de son enfance puis de sa jeunesse que François Tallandier vient d’effectuer et qu’il nous dévoile dans ce récit très abouti, intitulé : « François, roman ».
   François Tallandier justifie l’emploi du mot roman par l’idée que si tout ce qu’il est devenu lui vient bien de ce François des années 60, l’enfant de ces années-là lui échappe  en  partie.  Non pas que la mémoire de l’écrivain flanche, que les documents manquent, mais simplement que la vérité oblige à admettre que cet enfant a gardé une part de mystère que l’adulte ne peut plus atteindre. Ce mécanisme d’approche vers cette contrée familière du soi-même n’autorise ni ne permet de forcer ce trésor intérieur que le jeune François gardera comme un personnage de roman autonome et inatteignable dans sa totalité.
     Le lecteur goutte avec délectation dès les premières pages à l’ambiance littéraire du récit. C’est le confort du petit François mais aussi le plaisir que la morosité et la mélancolie de ce retour en arrière procure à l’écrivain qui nous est parfaitement restitué.
      La France des années de jeunesse du futur écrivain sur laquelle le Général de Gaulle veille encore n’est plus qu’un souvenir que nos villes et nos campagnes ont effacé mais dont la plume de François Tallandier restitue l’haleine.
      « À ferrières (ville de ses grands-parents) j’ai touché des yeux une France où le boulanger cuisait du pain qui ne rassissait pas en un jour, où l’on allait quérir le lait à l’étable, où les petites filles défilaient à l’occasion de la Fête Dieu… ».
      C’est le miracle de l’écriture que de reconstruire ce à quoi nous ne pourrons plus jamais goûter puisque « toute cette société villageoise s’est écroulée en une génération, la mienne. Oui décidemment l’époque fut à l’abandon des contrées ».
     Quelques-uns des personnages du récit nous touchent. Principalement François avec son goût pour les lettres scellé avec l’admiration du Cyrano d’Edmond Rostand et doublée d’une certaine gaucherie dans les choses de la vie. Plus encore que l’admiration pour celui qui découvre et s’attache définitivement à la littérature c’est sa maladresse qui emporte notre faveur. Puis François nous transmet les émotions éprouvées pour ce couple qui le garda à la sortie de la classe, nous fait nous réjouir de l’intérêt qu’il porta aux écrits miraculeusement retrouvés de sa grand-tante Jeanne devenue Sœur Marie Saint-Anselme ou encore nous incite à partager l’admiration qu’il voua à cet abbé passeur et prêteur de livres !
      Le décor posé, l’atmosphère restituée ceux-ci prennent vie avec des airs de cantiques et de chansons que François garde en mémoire et que nous finissons nous-mêmes par fredonner.
       Mais ce qui frappe peut-être le plus profondément le lecteur c’est le constat dressé par l’écrivain que la France de l’époque si imprégnée de catholicisme va si rapidement se dissoudre sous les effets conjugués de Vatican II et de mai 68.



PARIS
22,00 €

  Une seule et unique exigence pour se procurer l’essai de François Kasbi : aimer lire et aimer les livres !
 Dès lors que vous ouvriez ce volumineux ouvrage de 840 grammes recensant 600 livres vous pénétrerez dans l’imposante bibliothèque de François Kasbi qui au moyen de ses exercices d’admiration littéraire a sélectionné pour nous des titres à conserver, des livres qui « guettent une époque, un moment, une ambiance ».
     François Kasbi en inlassable lecteur, en collectionneur comme il aime se décrire moissonne au gré de ses caprices des titres de littérature française, étrangère ainsi que des essais traitant aussi bien d’histoire politique que de culture ou des faits de sociétés.
     Mais une règle essentielle prévaut pour l’ensemble : l’auteur peut justifier le choix de chacun des livres distingués.
     Les articles vous feront découvrir des auteurs inconnus, méconnus très connus ou retrouver des amis dont vous pensiez tout connaître ou presque et qui sous la plume de François Kasbi nous révèlent des facettes jusqu’ici ignorées.
     Cela fonctionne très bien, croyez moi. Vous aurez de nouveaux désirs de lecture et vous ne pourrez vous éloigner bien longtemps de ce bréviaire qui deviendra un compagnon indispensable.
 



COMEDIE FRANCAISE

SANJUAN AGATHE

SEUIL
39,00 €

     Les difficultés à réserver un fauteuil à la Comédie-Française témoignent de la vitalité jamais démentie du plus ancien théâtre d’Europe encore vivant !
     C’est l’incroyable histoire de ce lieu et de sa troupe voulus par Louis XIV en 1680 que cet album aux couleurs de feu – rouge et or – des théâtres nous raconte avec un luxe de détails passionnants et une iconographie prolifique;
     C’est aussi une histoire pleine de rebondissements, de luttes intestines, de batailles entre comédiens et troupes pour savoir qui occupera le devant de la scène.
     Vous serez saisi par le portrait de Molière en César (« La mort de Pompée » de Corneille) par Nicolas Mignard, surpris par l’expression de Talma en Oreste par Merry-Joseph Blondel en 1880, ému par une photographie fixant l’expression romantique du jeune Jean-Louis Barrault au temps de l’occupation en 1942 lors d’une répétition de Phèdre avec en arrière-plan la comédienne Marie Bell, et admiratif des décors composés par Marie Laurencin en 1926.