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Nous avons lu et aimé

Nous avons lu et aimé

Nos impressions à partager avec vous, chers(ères) lecteur(trices).


L'ESPRIT DE NOEL

MAIGRE, FRANCOIS-XAVIER

BAYARD CULTURE
21,90 €

En cette période de l’Avent nous cherchons à ressentir l’esprit de Noël qui s’approche, à revêtir un peu avant l’heure solennelle, des habits neufs pour célébrer avec une force renouvelée la Nativité.

Si l'événement est identique pour toute l’humanité, il s’attend, se désire et se vit de manière unique pour chacun de nous tout en sachant qu’il ne pourra prendre sa véritable dimension que dans son universalité. 

 Les mots nous aident en ouvrant une petite ou une grande voix appelée à sonner longtemps dans nos têtes !

Le livre «  L’esprit de Noël »  donne la parole à dix écrivains pour s’exprimer sous la forme d’un conte ou d’un récit à propos de la naissance de l’enfant Jésus. 

François-Xavier Maigre, premier cité et coordinateur de ce livre élégant, écrit : «  Une histoire ? Nous en avons tous une avec Noël, tant l’imaginaire lié à cette fête rejoint notre soif de merveilleux, d’inattendu. C’est particulièrement vrai chez les écrivains ».

Ce recueil corrobore parfaitement le propos !

Chacun pressent que du nouveau-né, de l’enfant encore si petit, peut naître la grandeur de notre histoire humaine. Sobrement, littérairement, poétiquement les mots chantent cette espérance, la nôtre !

Pierre Adrian, Metin Arditi, Erri de Luca, Sylvie Germain, Franz-Olivier Giesbert, Henri Gougaud, Alexis Jenni, Jacqueline Kelen, Olga Lossky, Christiane Rancé font vivre Noël !

 

 



TALLANDIER
20,90 €

Dans le Paris des années 20 à la folie meurtrière succède une folie s’emparant des esprits et des corps, une folie guerrière où les batailles sont à remporter une fois la nuit tombée sur les planches des music-halls et des théâtres. En 1917 la querelle provoquée par le ballet Parade signé Cocteau et Satie brûle les planches du théâtre du Châtelet ouvrant un ballet de ces spectacles dits à scandales. Les feux de la rampe courent désormais les rues, gagnent les parisiens embrasés aux sons de nouveaux rythmes, libérés par un souffle galvanisant leurs forces, ouvrant leur appétit pour tout ce qui semble nouveau. Une formidable énergie électrise spectacles et revues où il semble permis de tout oser provoquant enchantement comme hystérie.

C’est dans ce Paris libéré que Joséphine Baker en descendant somptueusement l’escalier du Casino de Paris dédié à Mistinguett gravira les marches de la gloire !

Irrésistiblement poussée hors d’Amérique par une misère avilissante et instinctivement attirée par la vitalité de la capitale française, Joséphine y débarque en 1925. Elle se jette alors, nue - ou presque -, armée d’un corps sublime aussi agile qu’habité pour illuminer la danse sauvage de la revue nègre donnée au théâtre des Champs-Élysées. Un illustre parterre composé de beaux esprits à l’œil aux aguets : « on reconnaiît entre autres Fernand Léger, Blaise Cendrars, Jean Cocteau, Janet Flanner, correspondante en France du New- Yorker, l’écrivain René Crevel, le peintre Francis Picabia, le poète Robert Desnos, le musicien Darius Milhaud,… », est emporté par cette liane noire aux mouvements sorciers et garde les yeux écarquillés par la luminosité du sourire blanc d’argent, naturelle parure de cette jeune fille de 19 ans.

L’auteur décrit l’ambiance tenant la salle : «  Le public parisien peu familier de cette violence érotique, vacille, retient son souffle, comme oppressé devant cette superbe bestialité qui évoque les prestiges de la haute statuaire nègre. La Vénus noire, celle qui hanta Baudelaire ». 

La jeune fille noire et pauvre en une seule soirée envoûte le public et n’a besoin que de quelques semaines pour se métamorphoser en vedette. 

Il faut l’inépuisable connaissance d’un Gérard Bonal à la sensibilité d’artiste pour dépeindre depuis ses balbutiements jusqu’à son firmament le sensationnel itinéraire de Joséphine Baker jusqu’à ce que l’on aurait pu imaginer son tour final en 1975 avant que cette semaine elle fasse son entrée au Panthéon.

Il brosse dans cet essai un large portrait du monde de la nuit parisienne, passant en revue la quasi-totalité des personnages marquants de l’époque comme des lieux incontournables tout en révélant les incroyables histoires rocambolesques qui vont jalonner l’existence de l’artiste. 

Inexorablement Joséphine danse du soir jusqu’à l’aube. Elle habite désormais d’un mouvement perpétuel les night-clubs posant l’empreinte du galbe envouteur de ses jambes dans la psyché de ses frères noctambules. 

Douée d’une raison peu commune, bientôt, elle discipline ses envies, travaille avec ténacité, chante, joue au cinéma puis au théâtre. 

C’est désormais une artiste qui naît au grand jour !

Dès 1926 elle brille aux Folies Bergères, dans «  La folie du jour », ouvre son propre cabaret, part pour une longue tournée à l’étranger puis de retour en France chante ses deux amours au Casino de Paris  dans le spectacle «  Paris qui remue ».

Si Joséphine triomphe durablement c’est que bien au-delà du talent et de la performance le public admirateur a été touché par la profondeur d’âme de l’artiste, a pressenti son désir de fraternité et éprouvé les débordements de sa générosité souriante. 

La suite semble couler de source même s’il n’en est rien. Au moment les plus tragiques de l’histoire, elle s’engage pour sa patrie la France et après-guerre adopte pas moins de 12 enfants. 

Cette histoire, c’est l’histoire de Joséphine Baker que ce livre précis et chaleureux remet en ordre. Cette biographie est irrésistiblement attachante. 

 

 



MAME
29,90 €

     Depuis quelques années, un label « Monastic » authentifie les produits réalisés par les moniales ou les moines selon la tradition.
     Que révèle ce label ?
  La marque « garantit que la communauté est vraiment maître à bord tout au long du processus de fabrication : de la conception à la commercialisation en passant par toutes les étapes qu’elles soient réalisées en interne ou sous- traitées ».
     Mais au-delà d’un respect scrupuleux de ces différentes exigences, la marque garantit tout un art de travailler, un état d’esprit.
     Chacune des 7 parties du livre évoque une catégorie de produits, les auteurs présentant plusieurs communautés liées à leur fabrication et leur commercialisation : épicerie salée, fromages, épicerie sucrée, boissons, beauté, maison-déco-art, mode.
     Les communautés référencées ont été visitées par Théophane Leroux et Bénédicte de Saint Germain. Ils ont recueilli l’histoire qui accompagne ce travail artisanal, les règles qui le guident et quelques secrets transmissibles de fabrication dont ils font bénéficier le lecteur !
     Le livre s’avère donc un guide de voyage pour une étape lors de vos vacances ou de vos déplacements ou un moyen de sélectionner à distance des produits garantissant une grande authenticité.
 



MARTINIERE BL
39,90 €

      C’est sous la forme d’un édifiant triptyque associant la représentation de Jésus dans les œuvres d’art notamment picturales aux textes bibliques et littéraires que Pierre-Marie Varennes, directeur de la rédaction de Magnificat, a choisi de célébrer Noël.
     Grâce à la diversité de ses choix puisés dans l’extraordinaire richesse de l’évocation de la figure du Christ depuis le IIIème siècle jusqu’à nos jours, le lecteur bénéfice de l’évolution et de la diversité des points de vue au cours de l’histoire.
     « Donner une image du Christ, quelle délicate mission ! Quelle ambition ! Comment représenter Dieu ? Dieu fait homme, mais Dieu malgré tout ».
     La mission de l’art sacré est plus importante qu’elle peut de prime abord apparaître si on songe que représentations et évocations furent et demeurent des vecteurs primordiaux de la propagation de la foi. Au-delà de la technique, sa pleine intelligence nécessite une connaissance biblique et historique jumelée, pourquoi pas, à la foi.
     C’est ainsi, que dans un court prologue simple et didactique indispensable à une lecture édifiante de la substance du restant de l’ouvrage, l’auteur rappelle l’histoire de Jésus, son message, sa geste et son enseignement.
     C’est autour de trois axes majeurs que s’articule cet album fort d’une richesse iconographique : Jésus préfiguré, Une vie de Jésus, la fin de l’histoire en écho au tableau de Gauguin : « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? ».
     Une quarantaine pages sont dédiées à une représentation de l’origine du monde (Jésus préfiguré) évoquant entre autres la communication de Dieu par le langage, Adam et Eve, le Déluge et l’arche de Noé, la traversée de la mer Rouge… L’ouverture du chapitre est centrée sur une Huile « Le chaos ou la Création » datant de 1841 signée Ivan Konstantinovitch Aïvazovski, suivent la Trinité de Roublev, la Main de Dieu de Rodin, le Sacrifice d’Isaac de Orazio Gentileschi et s’appuie sur des incises ou citations de Valéry, de Jean Grosjean ou du philosophe danois Søren Kierkegaard.
     La partie centrale composée de 200 pages débute par une citation de Van Gogh :
« cherchez à comprendre le dernier mot de ce que disent dans leurs chefs-d’œuvre les grands artistes, les maîtres sérieux, il y aura Dieu là-dedans ». Elle part de l’Annonciation pour finir sur une représentation de l’Ascension signée Andréa Mantegna.
     L’iconographie émeut artistiquement le lecteur et le choix parfois étonnant des écrivains cités à paraître le séduit ne serait-ce qu’en raison qu’ils n’étaient pas naturellement attendus en prenant place aux côtés des grands chrétiens connus comme Bernanos, Pascal ou Péguy.
     Le troisième chapitre évoquant la fin de l’histoire montre un Jésus sauveur du monde, un Jésus caché dans son Eglise, dans sa Parole, au cœur de nos vies. « Apprendre à exprimer la voix cachée des choses, voilà le chemin et le but de l’art » (Giorgio de Chirico).
     Ce livre apparaît vite comme un livre de fond qui enrichira votre bibliothèque où celle de la personne qui aura la chance de le recevoir en cadeau.



DE BOECK SUP
29,90 €

     Voici un ouvrage de synthèse - clair, didactique et particulièrement instructif - qui vous permettra d’embrasser en 307 pages l’ensemble de l’aventure des cathédrales depuis les origines jusqu’à nos jours.

     Le livre s’articule autour de six grandes périodes architecturales en partant du roman en passant par le gothique qu’il soit classique, anglais ou flamboyant jusqu’au design contemporain.

     Un glossaire situé en fin d’ouvrage permet de connaître la signification des termes techniques alors que pour chaque édifice cité 3 repères chronologiques nous situent sur l’échelle du temps des cathédrales.

     C’est vers les fondamentaux indispensables de l’histoire de ces édifices, sans lesquels tout approfondissement serait vain, que l’architecte Alain Billard porte notre attention. Son érudition et son art de la transmission nourrissent l’ouvrage de bout en bout. Des illustrations claires et parlantes rendent l’exercice aussi parlant que vivant.



ACTES SUD
19,00 €

     Sur la couverture de ce livre relatant une conversation à propos de musique et d’arts florissants, la fraîcheur du sourire de William Christie révèle une lumière intérieure éveillant l’attention du lecteur.

     Tout dans ce livre oscille entre culture et émotion, esthétique extérieure et élévations intérieures. Partout sourire et joie au-delà des difficultés !

     Les deux protagonistes de cette conversation débutant dans les loges de la Brooklyn Academy of Music sont d’une part le chef d’orchestre épris de baroque, William Christie, et d’autre part son jeune premier violon Emmanuel Resche-Caserta. Rien de surprenant qu’elle prenne sa source aux Etats-Unis, ce chef américain ayant quitté son pays pour vivre en France en 1970.

« J’étais absolument mordu de culture française, de langue française et de musique française ».

     Je ne doute pas que les amateurs de musique baroque soient en terre connue et que les autres abordent leurs rivages avec curiosité et délectation. Tous apprendront ou revivront avec intérêt les heures palpitantes de la renaissance de la musique française chez elle, par l’effet de la volonté de William Christie et de son Ensemble les Arts Florissants, hommage à Charpentier (opéra de chambre de 1685 ).

     C’est tout d’abord l’évocation de l’apprentissage puis le moment crucial des choix esthétiques de William Christie le conduisant entre autres vers le clavecin. Suit la naissance de l’Ensemble des Arts Florissants qui allait redonner des couleurs et de la sonorité à la musique française des XVIIème et XVIIIème siècles ouvrant les portes à une aventure encore bien loin aujourd’hui d’avoir terminé son cheminement révolutionnaire. Il s’agissait de « mettre en relief la musicalité du français ». Sous les doigts du chef claveciniste sonnait l’ouverture d’une nouvelle ère musicale. Il serait accompagné de solistes, d’un orchestre à géométrie variable, d’un chœur, de danses, mu par l’ambition de construire un spectacle complet satisfaisant pour l’amateur de musique.

     La magie de cette résurrection tint à ce que c’est l’œil, l’oreille, le cœur et l’intelligente compréhension de nos trésors engloutis manifestée par un étranger, qui réanima notre patrimoine en lui redonnant son souffle. Méditons l’intérêt qu’il y eut, une fois de plus, une fois encore à accueillir l’autre, à recevoir un étranger à Paris comme s’il y était attendu ! Quelle perte aurions- nous subie si le chef américain avait préféré Londres, Rome ou Madrid à la France…

     Fasciné par la musique du XVIIième siècle, par Charpentier, Lully, Rameau comme par les musiques de théâtres, etc… Les comédies-ballets et les opéras baroques occupèrent à nouveau sur les scènes la place à laquelle ils avaient droit. La recréation d’Atys enthousiasma public et critique et confirma la justesse des choix de William Christie.

    Le récit de ce parcours passionnant nous redit combien et comment la France fut et demeure un lieu exceptionnel de culture vivante !