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Vos livres de l'été

Vos livres de l'été

Des titres agrémentés d'un commentaire bref et précis. Une possibilité de choisir mieux et rapidement les livres de votre éte !

3 juillet 2020




26 juin 2020

     Quel bonheur et quelle douceur de lire la magnifique lettre de Jacques de Bourbon Busset à sa femme Laurence décédée onze mois auparavant et qu’il aime depuis quarante ans.
     Une lettre qu’il lui écrit dans un style direct, tout en poésie, où l’amour pour sa femme se déploie comme une prière. « Au réveil, je te regardais telle quelle, noyée dans le sentiment de notre commune présence et je rendais grâce.»
     Sa femme, dont il reconnaît les qualités d’humilité et d’humanité, avec laquelle il ne fait plus qu’un et à qui il voue une éternelle reconnaissance; «L’unité tant recherchée existe à cause du regard de l’autre».
     Un amour construit à deux, fondé sur la confiance, qui en est le moteur : « l’essentiel est d’accepter la confiance de l’autre, de lui en être reconnaissant, de se sentir lié par elle. »
     Avec beaucoup de délicatesse, Jacques de Bourbon Busset rend un magnifique hommage à sa femme Laurence qu’il est difficile de décrire par des mots tant la lecture de cette lettre témoigne d’une grande émotion qui n’appartient qu’à l’auteur.
Un couple dans le don de soi, « vous devez être le Christ l’un pour l’autre » ancré dans la foi : « pour moi expérience de l’amour et expérience de la foi n’en font qu’une. »
     Une lettre qui est d’une grande beauté : la grâce d’un couple émerveillé l’un par l’autre durant toutes ces années de mariage, un magnifique hommage à sa femme tant aimée.
     Nous pouvons avoir une grande reconnaissance à Jacques de Bourbon Busset pour le partage de ces mots magnifiques qui sont une ode d’Espérance en l’Amour.
 
Sabine


Extrait de :

LETTRE A LAURENCE

BOURBON BUS J - (GALLIMARD)

6,90 €


26 juin 2020

     La littérature russe est mise à l’honneur à travers la plume de Shumona Sinha.
     Tania jeune fille bengali de Calcutta dans les années 80 rejetée par sa mère, se réfugie auprès de son père et qui vend des livres étrangers traduits en bengali dans son échoppe.
     La jeune fille découvre ainsi à travers ses lectures la littérature russe et se passionne pour la Russie.
     Ce monde des livres est un exutoire qui lui permet d’échapper à sa condition et aux souffrances liées aux relations difficiles avec sa mère. Tania se jette à corps perdu dans la littérature.
     La jeune fille trace son chemin, participe aux manifestations d’étudiants communistes et fait de belles rencontres.
     Tania découvre alors la maison d’édition russe Raduga dont le créateur est Lev Moisevitch Kliatchko qui publie des contes et des poèmes. Bouleversée par la mort de ce dernier, elle se lance dans la recherche des héritiers de la maison d’édition et finit par retrouver sa fille Adel octogénaire à Saint-Pétersbourg.
     Tania écrit une belle et longue lettre qui bouleverse Adel en faisant remonter en elle les souvenirs de son père, une vie de souffrances pour maintenir les éditions Raduga dans la Russie des années trente.
     Shumona Sinha par son écriture touchante et sensible décrit deux itinéraires de femmes : celui de Tania qui tente d’échapper à son destin et celui d’Adel qui se remémore le combat de son père pour maintenir sa maison d’édition sous l’oppression du régime russe.
     Un très beau livre touchant qui souligne la force de la littérature comme baume d’apaisement et qui nous permet de découvrir quelques aspects de la littérature russe.

Sabine


Extrait de :

LE TESTAMENT RUSSE

SINHA, SHUMONA - (GALLIMARD)

18,00 €


19 juin 2020

Ce roman est un « bonbon », une invitation à lire une très belle histoire.

Il s’agit du second roman de Géraldine Jeffroy, professeur de lettres qui nous offre, au cours du mois de juillet 1892, de passer un été au « Château de l’Islette », endroit qui sent bon le romantisme au cœur de la Touraine (deux kilomètres d’Azay-le-Rideau) et connu pour avoir reçu dans les années 1890 Auguste Rodin et Camille Claudel.

Camille a créé là-bas la sculpture « la Petite Châtelaine », une de ses plus connues et « La Valse », Rodin, lui, « le Balzac ».

L’auteur nous emmène en 1916 où une institutrice Eugénie va se retrouver seule, mari parti à la guerre, et va prendre la plume pour lui écrire, lui raconter son histoire et je cite « pourquoi j’ai lié mon existence à la tienne » et raconter son séjour comme préceptrice au « Château de l’Islette » en juin 1892.

Au début réticente, elle va vite tomber sous le charme du domaine et de ses habitants et y faire la rencontre de Camille, venue faire son atelier estival, et Rodin, vivre la passion à la fois forte et déchirante de ces deux artistes-amants. 

On y rencontre aussi le compositeur classique Claude Debussy (en pleine composition du prélude « l’après-midi d'un faune ») dont Camille Claudel va lui raconter ses joies et ses peines, les tourments de son amour avec Rodin à travers une correspondance.

Un roman bien sûr, mélange d’imagination et de faits réels, un style limpide et une atmosphère sentant bon l’art, la nature, un cadre enchanteur et la création artistique. Un savant mélange pour un roman poétique. Je vous le conseille vivement, c’est une parenthèse enchantée qui fait du bien actuellement.

Camile Claudel écrira à Rodin :

« Vous ne pouvez vous figurer comme il fait bon à l’Islette... et c’est si joli là ! Si vous êtes gentil à tenir votre promesse, nous connaîtrons le paradis. »

 

Kévin


Extrait de :

UN ETE A L'ISLETTE

JEFFROY, GERALDINE - (ARLEA)

17,00 €


19 juin 2020

Un livre culte, paru en 1851, un coup de cœur que j’ai découvert jeune mais qui reste toujours comme un roman que je peux relire et relire sans me lasser.

Une œuvre qui fait voyager, frémir, émeut, qui sent bon la houle de mer, le vent frais et où résonne le souffle de la baleine.

Le Capitaine Achab, spécialiste des pêches océaniques, « double » de l’auteur qui lui aussi a été marin et baleinier, commande le « Pequod » un baleinier où Ismaël, le narrateur, a embarqué pour chasser la Baleine. Mais Achab a une obsession, chercher Moby Dick un cachalot blanc énorme qui lui a arraché la jambe lors d’une ancienne expédition. Il a juré vengeance et est prêt à naviguer sur toutes les mers du monde pour le trouver.

La lutte entre le bien et le mal ressort de ce roman, à cette traque sans limite, a cette vengeance. Mais on y apprend aussi la technique de l’époque pour chasser la baleine, la navigation, on se retrouve sur ce baleinier avec l’équipage à écouter les ordres du Capitaine Achab.

Melville a réussi à faire un livre captivant que vous allez découvrir ou redécouvrir et que je suis heureux de vous recommander car au-delà de l’histoire on y retrouve de nombreux questionnements sur la vie, sur Dieu, sur la nature, à travers les pensées d’Ismaël.

Alors vous aussi, venez embarquer sur le « Pequod » ...

 

Kévin


Extrait de :

MOBY DICK

MELVILLE, HERMAN - (GALLIMARD)

10,30 €


13 juin 2010

      Vous aimez l’histoire et plus particulièrement la période médiévale ? Vous aimez également les intrigues policières ? Alors ce livre devrait vous plaire ! Le roman Angélus de François-Henri Soulié réunit en effet les deux genres.

       En l’an de grâce 1165, en Occitanie, des meurtres étranges, abjects, avec des victimes déguisées en anges, sèment le trouble et l’effroi au sein d’un atelier de tailleurs de pierre et des deux abbayes bénédictines sur le site desquelles ils exercent leur art. L’originalité du récit est de faire se croiser trois itinéraires, trois personnes qui ne se connaissent pas et qui n’auraient sans doute jamais dû se rencontrer ; toutes trois se lancent, pour des raisons différentes, sur la piste du meurtrier : le maître des tailleurs de pierre, un jeune chevalier tout fraîchement adoubé et une « Bonne chrétienne », nom que se donnaient les partisans (appelés aujourd'hui cathares) de la nouvelle religion qui se répandait alors dans cette région située entre Narbonne et Carcassonne.

       Les descriptions des différentes catégories de population et des débats qui agitaient cette époque, des luttes d’influence au sein du clergé séculier qui voyait son influence diminuée face aux ambitions des nobles, des abbayes ou de la nouvelle religion cathare ne sont jamais rébarbatives et l’intrigue est bien menée : jusqu’au bout du livre, elle nous tient en haleine. Moines, artisans (tisserands, tailleurs de pierre, bistrotiers, etc.), paysans serfs ou libres, nobles, catholiques et cathares : tout ce petit monde est traversé par des tensions souvent suscitées par les intrigues de ceux qui au sein de l’Église ou de la société, cherchent avant tout à asseoir ou à augmenter leur pouvoir et leurs possessions. La droiture, la fraîcheur et une certaine naïveté parfois des trois personnages principaux et de leurs proches ne les en rendent que plus attachants.

       Alors pourquoi ne pas amener avec vous ce livre, qui vous fera peut-être tressaillir lorsque vous entendrez l’angélus sonner aux cloches du village où vous passerez vos vacances !

Eric


Extrait de :

ANGELUS

SOULIE, FRANCOIS-HENRI - (10 X 18)

15,90 €


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