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Votre Fin de semaine en Livres



Chaque semaine nous vous proposons deux titres agrémentés d’un commen-taire bref et précis. Nos suggestions de lecture pour votre week-end ! Cette semaine, nous avons sélectionné pour vous :

1er juillet

C’est un mouvement naturel et historique que l’appel du vide. 

Ce vide est une forme d’invitation involontaire et irrésistible constituée par les infinies étendues de terres arables sous-peuplées, les forêts giboyeuses et les cours d’eau poissonneux, pour les migrants cherchant terres fertiles et fécondes à cultiver, où s’installer pour vivre avec leur famille.

Les Amériques n'échappent pas à la règle.

Les colons furent attirés par les territoires des indiens habitants ancestraux de ces lieux de chasse, de pêche et de vie communautaire, morcelés en peuples et tribus. 

Ils ont pour noms Alibamons, Choctaws, Natchez et sont tous des Muskogees. 

Il en naquit de longs combats douloureux et meurtriers dont l’issue en raison du déséquilibre originel des forces était prévisible. Ils n’en furent pas pour autant moins vaillants et épiques. Mais les guerres et les affrontements ne sont jamais propres. 

C’est de cette histoire, souvent douloureuse, dont il est question dans ce roman haletant d’aventures et riche d’histoires humaines, d’intrigues et de voyages.

Le récit est conduit par le singulier itinéraire de Jean-Antoine Leclerc, ancien soldat du régiment Royal-Lorraine fuyant la France du XVIIIe siècle, pour vivre une étonnante expérience d’intégration à la tribu des Creeks habitant la Géorgie.

C’est que dans ce nouveau monde naissant «  tout c’était compliqué avec la Révolution américaine. Les Français s’étaient retirés du jeu après le Traité de Paris de 1763. Ils avaient vendu la Louisiane aux Anglais et aux Espagnols. Puis ils avaient soutenu les Insurgents contre la monarchie britannique. Pour les Creeks avec les Anglais c’était simple, ils ne revendiquaient pas leurs terres… » Mais d’autres colons américains brûlaient d’envie et du besoin d’habiter les terres appartenant aux tribus indiennes oubliant trop vite qu’ils y avaient vécu et enterré leur morts. 

Se développe ainsi sous nos yeux l’épopée de ce jeune Français se forgeant malgré lui un destin lui permettant de découvrir au même rythme que le lecteur les paysages du sud des Etats-Unis, les mœurs sociales et guerrières de la tribu des creeks à la spiritualité et aux rites surprenants pour un européen.

Bientôt sa science des armes l’associe au combat des Indiens et le lie au chef métis de la tribu - Alexander McGillivray - dont il épouse la sœur. 

Ce roman d’aventures est prenant de la première à la dernière page, porté par les innombrables soubresauts des tournants de l’histoire de ce peuple et magnifié par la beauté des paysages.

 

Christophe

 


Extrait de :

AU PAYS DES RIVIERES

PAOLI, PAUL-FRANCOIS - (BARTILLAT)

22,00 €



1er juillet

A plusieurs reprises vers la fin de sa vie je croisais l’élégant et fragile petit homme. Roger Grenier – écrivain, éditeur – se rendait chez Gallimard, maison d’édition dans laquelle il officiait depuis les années 60. 

Il m’inspirait le respect et respirait l’intelligence et la malice. Son œil était vif, son visage souriant, sa mémoire gardienne de l’histoire éditoriale et littéraire contemporaine. Une histoire sacrée faite de sacrées histoires ! 

Ce petit livre « Les deux rives » lui ressemble. Il n’était qu’un projet lorsque la mort le cueillit en 2017. Il eut été regrettable que nous ne puissions jouir de ses brèves littéraires assassines, aussi drôles et féroces qu’instructives sur la nature des hommes de lettres du XXe siècle et le ventre de leurs œuvres.

 

Christophe

 


Extrait de :

LES DEUX RIVES

ROGER GRENIER - (GALLIMARD)

15,50 €


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