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Votre fin de semaine En livres



Quelques titres agrémentés d'un commentaire bref et précis. Une possibilité de choisir mieux et rapidement les livres de votre week-end !

7 février

L’Italie au XVème siècle forme une vaste fresque picturale s’étirant de ville en ville et témoignant de l’importance primordiale des arts dans la vie quotidienne. Les commandes affluent, les peintres et leurs écoles font danser les couleurs dans la chaude lumière méditerranéenne de Florence, de Sienne ou de Padoue ! Les yeux gourmands se gorgent des richesses tirées des récits bibliques qui s’affichent dans les églises et les chapelles rutilantes de décors.
     L’Italie s’habille des histoires venues de la Bible. L’imprégnation religieuse y est totale.
     Le jeune Giovanni – artiste né – ne peut échapper à cette prégnance. Doué dès la petite enfance, sa vocation pour la peinture étayée par ses talents l’amènent à devenir l’apprenti du Maître Stamina et à apprendre l’habilité du geste pour extirper l’enfoui afin d’éclairer la toile.
     « Parmi tous les peintres qui se réclamaient de Giotto, il était un des rares à en poursuivre vraiment l’esprit et la manière ».
     Ainsi le lecteur s’embarque pour l’Italie afin d’y découvrir le spectacle des trésors des ornementations architecturales et picturales. Il participe à l’exigence du long apprentissage du jeune peintre ou l’humilité de l’élève doit se concilier avec l’émergence de sa personnalité. De cette lutte éprouvante et captivante sortiront le tempérament et le caractère propre de Giovanni.
     « Alors commencèrent pour moi des années bénies. Des années où je me livrai à un corps à corps avec la matière pour découvrir ses affinités avec la lumière, et où je preuve d’une docilité qui vainquit les dernières réticences de ma mère. Jamais jusque-là je n’avais pu obéir à personne ».
     L’école de la vie, la marque imprimée par la douceur de l’amitié ou de l’amour, les bleus de l’âme, les rouges aux joues, le gris des cernes seront le terreau d’où germera la vérité du peintre.
     Cependant, seul l’amour follement blessé pour Leonora donnera à Giovanni les clés pour approcher et cerner la vérité de ce que le peintre veut exprimer pour toucher son spectateur.
     « Et moi, qu’ai-je peint qui puisse les toucher ? ».
     Ce roman au phrasé délicat porte la tension spirituelle de la société de la pré-renaissance et de ses acteurs. A chaque coudée jaillit la présence divine. Elle emplit et force le trait du peintre, habite le regard de ses personnages, épaissi son discours.
     « C’est peut-être pour qu’il ait le mérite de la reconquérir à l’âge adulte que Dieu expulse l’homme du paradis de son enfance… Meurtri par la perte d’un état de grâce originel, j’étais galvanisé par les possibilités nouvelles qui m’apparaissaient ».
     «Tout en eux et autour d’eux devait manifester l’ordre divin dont ils étaient porteurs de manière à frapper les esprits à toucher les cœurs ».
     « Surtout n’oublie jamais que la peinture n’est pas d’abord une question de technique, mais de vision ».
     Pauline de Préval nous ouvre les yeux pour mieux voir le Paradis, nous montrer l’or du chemin.


Extrait de :

L'OR DU CHEMIN

DE PREVAL PAULINE - (ALBIN MICHEL)

14,00 €



7 février

   A bien y réfléchir, rien d’étonnant à ce que ce soit un intellectuel écrivain d’origine étrangère — Metin Arditi — qui ait l’honneur de rédiger les articles de ce dictionnaire de l’Esprit français. Probablement mieux qu’un Français à qui sa seule naissance confie naturellement ce trésor inestimable, le découvreur cherche à en étreindre plus précisément les contours, s’immisce dans son épaisseur, goûte à toutes ses saveurs. Il ne semble jamais en être repu.

     Souvenons-nous que le Français fut la langue diplomatique et que le rayonnement de notre pays fit briller ce fameux Esprit français partout dans le monde ou presque. Les français en conservent le souvenir, les autres continuent, je l’espère, à en récolter les fruits.
     Cet Esprit ressemble à l’amour porté à un être cher. Nous en ressentons les vibrations, il fait palpiter notre cœur, hérisser notre chair, briller notre esprit, mais dès qu’il est nécessaire de le définir précisément les mots nous manquent et la chose nous file entre les pattes. Vouloir le définir c’est déjà la crainte que l’Esprit nous échappe.
     Metin Arditi est donc bien méritant d’avoir tenté l’exercice qui consiste à fouiller tout ce que cet Esprit recouvre. Qu’il en soit remercié.
    Avec enthousiasme, article après article, Metin Arditi inventorie tout ce que cet Esprit représente pour lui et selon lui. Soyons rassuré, il reste pour le lecteur, une fois ces preuves passées en revue, à continuer son inventaire personnel ! Mais le travail entrepris nous y aide grandement, il nous ouvre la route et nous donne des pistes. Il constitue un commencement d’accumulation de preuves de ce qu’il est concrètement.
     Feuilleter la table des matières et considérer ses têtes de chapitre c’est déjà humer la diversité et la consistance des richesses de la matière constitutive de ce fameux Esprit.
     Chronologiquement et arbitrairement vous trouverez des articles évoquant : Les Années folles, Apollinaire, Astérix, Brassens, Chateaubriand, Cheng, la Comédie-Française, Offenbach, le TGV , Versailles ou Louise de Vilmorin !


Extrait de :

DICTIONNAIRE AMOUREUX DE L'ESPRIT FRANCAIS

ARDITI METIN - (PLON)

25,00 €


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