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JOUR 49

 

Beaucoup d’observateurs annoncent aujourd’hui un grand changement pour demain, une société qui n’aura plus grand-chose à voir avec la vie d’avant. Sont-ils des visionnaires ? L’histoire nous apprend que les périodes qui suivent les moments de privations et de contraintes contrairement à ce qui est annoncé ne conduisent pas à nous recentrer sur les valeurs essentielles mais au contraire à toutes sortes d’excès, d’exubérances et de consommation amplifiée. Méfions-nous des prévisions.



JOUR 48

 

Nous avons une surprenante capacité à nous adapter. Nous partageons avec les amis des apéritifs sur Skype, nous consultons notre médecin par vidéo sur Doctolib, nous faisons nos courses alimentaires via des sites internet, nous commandons nos livres sur des sites de vente à distance et allons à l’opéra en restant assis dans notre fauteuil. Mieux, nous télé-travaillons, et nos enfants maitrisent les logiciels d’apprentissage hors des bancs de l’école ! Ces nouveaux outils et ces comportements jusqu’alors inédits pourraient très rapidement devenir permanents. Est-ce bien la société dans laquelle nous voulons vivre ?



JOUR 47

 

Le confinement nous a enfermés dans un espace dont nous occupons l’essentiel. Or, inattendu émerveillement, cet espace s’apparente à une malle emplie de trésors ! Nous les possédions, mais nous feignions de les ignorer.



JOUR 46

Nous avions oublié que nous ne savions pas. C’est une des leçons de cette pandémie. Gardons-nous de nous abriter derrière nos incertitudes comme par le passé nous nous sommes abrités derrière nos certitudes. 



JOUR 45

Le passé est une source de leçons. Les mêmes causes produisant en général les mêmes effets, n’oublions pas de nous retourner. 



JOUR 44

Notre dignité tient également dans notre devoir de réfléchir, de proposer, d’être des sujets pensants et agissants dans notre société. Ces temps de latence et d’attente nous poussent à extraire de nous-mêmes des richesses qui pourront aider à mieux gouverner nos vies. Nous ne pouvons sans cesse nous reposer sur la pensée des autres pour mieux la critiquer par la suite.



JOUR 43

Le sacro-saint principe de précaution a gouverné nos pensées, nos actions, nos projets depuis maintenant plusieurs dizaines d’années. Parfois poussé à son extrême il a été déprécié et paralysant. Mais quand fin 2019 et début 2020 son efficacité aurait pu jouer et déjouer le Covid-19 nous l’avons ignoré. Quelles leçons tirer de notre manque de réactivité et de nos incohérences ?