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Librairie Saint-Paul


La sainte au sablier


La sainte au sablier

Auteur : Le Guillou Philippe

Éditeur : Salvator

Date de parution : 19/01/2017

Format : 20.00 cm x 13.00 cm

EAN13 : 9782706714719


Quatrième de couverture

L’auteur, insatiable voyageur, s’est arrêté à Lisieux. Avec le désir irrépressible de sentir, de palper les lieux et les objets familiers de sainte Thérèse, il a pu aussi humer son esprit d’enfance... Pèlerin fasciné par la « petite Thérèse », Philippe Le Guillou se change au fil des pages en guide incomparable. Son récit, riche en descriptions et en émotions, entraîne le lecteur à le suivre et à partir à son tour en pèlerinage sur les traces vivaces de cette fille d’horloger qui, devenue carmélite, mesurait l’or du temps, affiné par la prière, en regardant... un sablier. Une grande sainte visitée par un grand romancier.  

Philippe Le Guillou est romancier et essayiste. Il a reçu le prix Médicis pour Les sept noms du peintre (Gallimard, coll. « Blanche », 1997). Aux Éditions Gallimard, il a récemment publié, dans la collection « Blanche », Le bateau Brume (2010), L’intimité de la rivière (2011), Le pont des anges (2012) et Les années insulaires (2014), ainsi que Le pape des surprises (« Hors série Littérature », 2015) et Paris intérieur (« L’Arpenteur », 2015).


Librairie Saint-Paul :

         Les livres évoquant sainte Thérèse de Lisieux paraissent au fil des saisons à un rythme de métronome.
         Celui que nous offre Philippe Le Guillou – dont je dois écrire qu’il est à mes yeux l’un de nos meilleurs écrivains d’aujourd’hui – marque le lecteur par sa différence de ton, son style et sa forme littéraire.
         La Sainte au Sablier est un récit habité, un chant gracieux prenant la forme d’un carnet du pèlerin qu’est devenu Philippe Le Guillou pendant la semaine sainte 2016 où il se rend à Lisieux : « Pèlerinage solitaire à Lisieux en ce deuxième jour de printemps, et ce premier de la grande semaine que les Anciens disaient « peineuse » pour préparer l’écriture de la sainte au sablier ».
         Le ton du récit peuplé de notes personnelles et d’impressions dictées par les lieux habités par Thérèse vivifie le texte et anime la spiritualité à laquelle il nous est donné de goûter. Elle rayonne d’un bout à l’autre,  de l’enfance jusqu’à l’ultime épreuve du passage de la terre au ciel.  L’auteur nous fait le don de son cheminement dans les pas et sous le regard présent de la sainte.
     Ce livre est un cadeau dont l’épaisseur ne se mesure pas au nombre de pages mais à l’aune de ce qu’il noue et ouvre en nous dans notre intérieur, à la mesure des  œuvres  qu’il accomplit par le seul choix et l’ordonnancement des mots. Ils filent ou s’agrègent, cognent et caressent mais inévitablement touchent le limon d’enfance que nous conservons pieusement en nous.
         L’enfance règne chez Thérèse, elle est maîtresse. Elle se hisse au centre du récit de Philippe Le Guillou. Elle guide son regard. L’écrivain note : «  C’est une autre forme de folie qu’il s’agit de goûter et elle porte un nom superbe : l’esprit d’enfance ». Il renchérit en citant Bernanos : « Le monde va être jugé par les enfants ».
         L’enfance s’accompagne du sourire conservé par la petite Thérèse jusques aux convulsions douloureuses de sa fin. Il se fait jubilatoire quand  les torsions physiques de l’effort se font ressentir.
         C’est que la sainte, celle qui va assombrir son point de vue, le noircir, veut  effacer les couleurs vives des pommiers blancs et  des   prairies vertes de la Normandie qui ravirent ses premières années pour être toute à Dieu.
         « (Thérèse) celle qui va s’enfermer définitivement, faisant le don de tout – de ses boucles, de sa jeunesse, de son appétit de vivre et de courir dans la campagne, au hasard des pertuis et des garennes – est intimement liée au paysage normand, à ce qu’il peut avoir de rustique, de lourd, d’onctueux et de rond ».
         La toute jeune Thérèse, pour se tourner entièrement vers Dieu sait ce qu’elle désire plus que tout. Elle veut renoncer au monde qui l’entoure. Elle est obsédée par la claustration.
         « Elle ne veut pas vivre comme les autres, elle veut rejoindre ses sœurs cloîtrées, elle veut porter le beau nom de carmélite » ! « Elle veut la beauté contrainte ».
         Thérèse cloîtrée, son sourire  devient absolu, total. Il gagne  son intérieur. Elle est tout sourire pour Dieu et pour ses sœurs.
         Thérèse poursuit son cheminement ascendant vers le ciel. Le lecteur porté par ce mouvement respire son odeur sainte. Il est saisi par sa souffrance et sa lecture est bousculée par ses suffocations. Soudain son mal si silencieux  bruisse et crie sous la plume de l’écrivain rythmée par les saccades d’une respiration qui s’épuise et va s’éteignant jusqu’à l’expiration. Son encre est rougie du sang perdu par Thérèse, elle devient la larme recueillie par une de ses sœurs carmélites.
         «  Thérèse la Normande (est) loin des excès et des hauteurs des 7èmes demeures et sublimes extases. Thérèse songe aux âmes communes, elle se tient loin des sommets, des donjons du Château intérieur, elle pressent qu’il suffit de considérer la vie ordinaire comme une source continue d’occasions d’aimer Dieu. Dieu est là, est toujours à portée de main ».                                                                                                                                                                                        Christophe Aveline   

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